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Actualité

Le 12e engagé dans la Nuit de la Solidarité

Mise à jour le 26/03/2021
La Nuit de la Solidarité a eu lieu le 25 mars dernier dans le 12e arrondissement et dans toute la capitale. Plus de 2000 bénévoles ont arpenté les rues pour aller à la rencontre des personnes qui vivent dans la rue afin de mieux cerner leurs besoins, et aider les services publics à apporter les réponses les plus adéquates. Dans le 12e, 113 bénévoles ont battu le pavé, constituant 31 équipes. Sans la mobilisation des Parisiens et des Parisiennes, une opération d’aussi grande ampleur que celle de la Nuit de la Solidarité ne pourrait pas se tenir.

"L'épidémie de Covid n'a pas freiné ce bel élan"

Le grand objectif de cette quatrième édition était de cerner le degré d’impact qu’a eu la crise sanitaire et sociale liée au Covid-19. Un contexte sanitaire difficile à occulter et qui a demandé une grande capacité d’adaptation au personnel de la Mairie du 12e qui a relevé le défi d’assurer un accueil des bénévoles en toute sécurité, tout en maintenant le même niveau d'exigence que les années précédentes.
Les premières éditions de la Nuit de la Solidarité ont montré que la proportion de femmes vivant dans la rue était très largement sous-estimée (2% contre 14% selon les chiffres obtenus). Une réévaluation qui a permis, dans l’arrondissement, l’ouverture d’un centre d’accueil réservé aux femmes dans les locaux des Bains-douches Charenton, au 188 rue de Charenton. Une infirmière ainsi qu’une assistante sociale sont présentes tous les jours.
Voir les habitants et les habitantes du 12e se mobiliser pour leurs voisin·es moins fortuné·es fait chaud au coeur, l’épidémie de Covid n’a pas freiné ce bel élan”, a déclaré Mme Emmanuelle Pierre-Marie, Maire du 12e arrondissement, qui a fait partie des 31 chef·fes d’équipe à s’être élancé·es dans la nuit parisienne pour rencontrer celles et ceux qu’on ne rencontre habituellement pas.

Pour les bénévoles, un enrichissement personnel

Jeannette est une habituée de l’événement. Cette habitante de l’arrondissement en est à sa quatrième Nuit de la Solidarité et cette année, elle est cheffe d’équipe. “C’est une super expérience pour nous, un enrichissement personnel”, raconte-t-elle. “Je travaille au Samu Social de Paris et j’ai vu en première ligne les améliorations apportées par cette opération, notamment l’ouverture du centre des Bains-Douches de Charenton.” Elle en est convaincue, “la Nuit de la Solidarité améliore le sort des gens de la rue.
Un peu plus loin, Anne consulte pour la première fois son itinéraire. Cette autre habitante du 12e en est à sa seconde maraude. “J’avais envie de faire quelque chose, d’être utile”, confie-t-elle. “L’opération permet de se rendre réellement compte des réalités de la rue. Elle rend visibles les “invisibles”, celles et ceux qu’on ne voit habituellement pas. Elles et ils sont bien plus nombreuses et nombreux que ce que l’on pourrait penser.”
Quelques groupes plus loin, Stéphane acquiesce : lui aussi en est à sa seconde Nuit de la Solidarité, mais lui, vient de loin. “Pas si loin, du Val-de-Marne, mais je ne raterai cet événement pour rien au monde”, avant de reprendre, plus sérieux : “je suis incapable de voir quelqu’un dans la rue sans être touché. Et je ne peux pas rester sans rien faire.
Les résultats de cette quatrième édition seront connus dans les prochaines semaines.