Violences faites aux femmes : les élu·es du 12e prennent la parole
Actualité
Mise à jour le 25/11/2020

Sommaire
Pour donner de la voix à la lutte contre les violences patriarcales, la Mairie du 12e a rassemblé divers élu·es de sa majorité pour s'engager sur la même thématique. À l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre, neuf élu·es annoncent en vidéo une série de mesures en faveur de l'égalité femme-homme, dans chacune de leurs délégations respectives. De l’aménagement de l’espace public, en passant par la prise en charge des victimes, de la féminisation des clubs de sport ou de l’utilisation des outils budgétaires, les élu·es, emmené·es par la Maire Emmanuelle Pierre-Marie, montrent leur détermination à mettre fin à ces injustices.
Retrouvez l'ensemble des vidéos des élu·es sur la page IGTV Instagram de la Mairie du 12e arrondissement.
Lutter contre les stéréotypes de genre à l’école
Bien que les écoles soient devenues mixtes dans les années 1970, trop de disparités subsistent encore dans les parcours scolaires des filles et des garçons. Le système éducatif est pourtant un acteur clé dans l’éducation égalitaire, nécessaire à l’épanouissement individuel des enfants et au progrès de la société. Cela passe évidemment par des contenus pédagogiques qui enseignent l’égalité des genres, mais aussi par l’aménagement même des écoles. La mise en place de cours oasis dans le 12e répond aussi à cette nécessité et permet aux enfants un avenir plus féministe, plus inclusif, plus solidaire.
Féminiser le milieu sportif
Les agressions subies par les femmes dans le cadre sportif sont fréquentes. Les plaintes sont rares, même si la loi du silence se brise progressivement et si les athlètes hésitent de moins en moins à dévoiler les violences endurées. Il est nécessaire d’y remédier dans le sport, comme on le fait dans le monde politique. En politique, la parité est obligatoire dans le cadre des scrutins de liste par exemple. Dans le sport aujourd’hui, les directeurs techniques, les présidents ou les entraîneurs sont encore trop souvent des hommes. Pour endiguer ce phénomène, il est nécessaire d’accompagner les clubs de sport et de les inciter notamment à féminiser leurs fonctions dirigeantes.
Assurer la prise en charge des victimes
1 femme sur 3 dans le monde a subi des violences physiques et/ou sexuelles à un moment donné dans sa vie, le plus souvent de la part d’un homme de son entourage. Pour engager la parole et permettre aux victimes de parler, il existe plusieurs plateformes. Il est possible par exemple de discuter avec la police de manière anonyme, 24h sur 24h sur service-public.fr/cmi. Pour trouver les dispositifs locaux, le collectif Nous Toutes a rassemblé tous les dispositifs d’accompagnement sur cette page. Dans le 12e, à l’hopital Saint Antoine, il est possible de déposer une plainte pour violence directement sur place, auprès d’un·e officier·ère de police judiciaire.
Orienter les financements publics en faveur de l’égalité
En allouant des sommes d’argent, importantes ou non, à différents acteurs, la Mairie du 12e peut choisir d’encourager la mixité ainsi que la parité au sein des instances de gouvernances. C’est ainsi que des critères basés sur l’égalité sont mis en place pour l’attribution par exemple de soutiens financiers au secteur culturel.
Prendre en compte les enfants dans le cadre des violences patriarcales
L’impact des violences conjugales sur les enfants peut avoir des conséquences importantes sur le développement de l’enfant et sur ses conduites. L’enfant peut notamment manifester des « problèmes extériorisés » (dont l’agressivité et l’usage de la violence) ou « intériorisés » (dont la dépression et la propension à être victime). À l’âge adulte, ces enfants exposés peuvent avoir un moins bon fonctionnement social et psychologique et présentent un risque de reproduire les comportements violents, que ce soit dans la position d’auteur·rice ou de victime. C’est pourquoi, à l’occasion de cette journée contre les violences faites aux femmes, la Ville de Paris a choisi de traiter spécifiquement les violences intrafamiliales. Elle réaffirme son combat contre ces violences à travers le lancement du Plan parisien de lutte contre les violences faites aux enfants.
Affirmer les besoins spécifiques des femmes en situation de handicap
Les statistiques n’existent pas sur les violences spécifiques exercées contre les femmes en situation de handicap, signe supplémentaire de l’invisibilisation de cette question. Il existe un tabou et une omerta plus grande encore lorsqu’il s’agit des violences sur les femmes en situation de handicap, alors qu’elles sont encore plus exposées à celles-ci.
Aménager un espace public en faveur des femmes
Les violences faites aux femmes sont nombreuses, et existent sous plusieurs formes. Le harcèlement de rue, pourtant très commun comme en témoignent les chiffres, est une de ces violences les plus évidentes. Ce sont en effet 65 % des Françaises qui ont subi le harcèlement de rue avant l’âge de 15 ans. L’aménagement de l’espace public est l’une des clés pour endiguer ce phénomène.
Utiliser le budget comme levier de lutte contre les inégalités
Les dépenses publiques, en fonction de la manière dont on peut les orienter, peuvent améliorer ou non l’égalité des genres. La réflexion autour d’un budget sensible au genre est donc incontournable. Le but serait de contrôler les finances à l'aune de l'égalité femmes-hommes et donc d’évaluer comment l’action publique peut améliorer et corriger les différences injustes entre hommes et femmes.
Valoriser le matrimoine dans l’espace public
En France, moins de 3 % de nos rues, portent un nom de femme. Cela participe à l’invisibilisation des femmes. Penser et construire une ville mixte passe par la féminisation des noms de rues et des espaces publics. Concrètement, cela passe par la nécessité de rendre visible les femmes parfois oubliées de l’histoire et faire apparaître notre matrimoine. Le matrimoine rassemble toutes les créations qui ont été réalisées par des femmes, permettant ainsi la mise en avant et la découverte du travail des femmes et donner ainsi la place méritée à nos héroïnes et des modèles féminins à toutes les générations.
La Mairie du 12e arrondissement tient à remercier chaleureusement La Maison des Femmes de Paris, et l’association Renaissance des femmes syriennes domiciliée à la Maison de la vie associative et citoyenne, pour leur participation à ce projet.
Les associations féministes du 12e arrondissement
- La Maison des Femmes de Paris
163 rue de Charenton, 75012 Paris
[mdfdeparis puis gmail.com après le signe @]zqsqrcnevf@tznvy.pbz[mdfdeparis puis gmail.com après le signe @]
- Renaissance Femmes Syriennes
Maison de la Vie Associative et Citoyenne - 181 avenue Daumesnil, 75012 Paris
[renaissancedfs puis gmail.com après le signe @]eranvffnaprqsf@tznvy.pbz[renaissancedfs puis gmail.com après le signe @]
Cette association tient des permanences à la MVAC et à la Maison des Femmes
- Baadon
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- Le collectif Mille et Une Queer
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