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Dossier

Animaux à Paris : les réponses à vos questions

Mise à jour le 20/05/2021
La Ville de Paris recense près de 1300 espèces d’animaux sauvages. Quels sont les enjeux et comment les habitants du 12e peuvent-ils agir au quotidien pour préserver cette faune urbaine ?

La biodiversité à Paris, vraiment ?

La biodiversité n'est pas l'apanage des milieux naturels. Les milieux urbains densément peuplés comme Paris sont tout aussi concernés !
Paris possède une biodiversité extrêmement riche. En effet, des mammifères aux amphibiens, en passant par les oiseaux, les reptiles ou les odonates, le règne animal a établi ses quartiers dans la Ville Lumière. Les 448 hectares de parcs, jardins et squares sont un atout fondamental pour la biodiversité, mais pas le seul : les friches, les rues et les plans d’eau sont également des lieux ou la vie se développe. Il s'agit là d'un patrimoine naturel riche qu'il est important de préserver et de développer pour favoriser la biodiversité. Cet enjeu de préservation de la faune est d'autant plus fort que le déclin d'un certain nombre d'espèces s'accroît aujourd'hui à une vitesse alarmante.
Les moineaux en représentent un exemple emblématique à Paris. En effet, cette population est en très forte décroissance dans la capitale ces dernières années. Selon la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux), 73% des moineaux parisiens auraient disparu entre 2003 et 2016. L'activité humaine en est une des principales causes (intensification de l'urbanisation, qui engendre notamment une diminution des buissons et de la présence d'insectes - nourriture principale des moineaux -, mais aussi rénovation et construction de façades lisses qui réduisent la présence d'anfractuosités propices à la nidification).
Prendre soin de la biodiversité à Paris, et en particulier de la faune sauvage, est donc une priorité. Et cela peut passer par des petits gestes !

Les réponses à vos questions pour vous aider à adopter les bons comportements

Les animaux sauvages, y compris les animaux sauvages urbains tels que les oiseaux, se nourrissent de manière autonome. Le nourrissage par les passant·es, en plus de ne pas répondre à un réel besoin, peut représenter un danger pour eux. Les éthologues de la Ville de Paris sont formel·les : nourrir des animaux sauvages, c’est déjà commencer à les apprivoiser.

Nourrir les oiseaux participe également à modifier leur comportement . Ils peuvent perdre l'habitude de trouver leurs ressources seuls et devenir dépendants du nourrissage artificiel. Certaines espèces, comme les cygnes et les canards, peuvent devenir plus agressifs à proximité des lieux où ils sont nourris.

Pour des raisons de protection des animaux, des écosystèmes autant que de non prolifération des rats ou des pigeons ainsi que d’hygiène publique, la Ville de Paris n’est pas favorable de manière générale au nourrissage sauvage des animaux. Toutefois, exceptionnellement, l’hiver en période de grand froid il est possible, pour aider notamment les oiseaux de petite taille à passer ce moment difficile, à leur apporter une nourriture de qualité (boules de graines variées, graisse et eau) ; tandis que le printemps et l'été correspondent à la période de reproduction des oiseaux, pendant laquelle il est primordial d'éviter les risques associés au nourrissage - et surtout, il faut absolument bannir le pain ! Graines, salade, pommes et autres fruits sont à privilégier. Le pain par exemple ne convient pas aux oiseaux sauvages. Trop riche en sel et en gluten, il peut créer des problèmes de digestion, voire provoquer des maladies de foie ou des problèmes osseux qui empêchent les oiseaux de voler.

Pour en savoir plus sur les espèces qui peuplent notre ville, et sur enjeux de biodiversité à Paris, consultez Les chemins de la Nature !

Le livre Les chemins de la Nature a été réalisé par les équipes de la Ville de Paris

Les abeilles appartiennent à une espèce protégée par la loi. Les pompier·ères ou les entreprises de désinsectisation n'ont donc pas le droit de les détruire. La seule solution consiste à faire appel à un apiculteur de la région qui accepte de venir chercher l'essaim pour augmenter son cheptel. Les colonies d'abeilles sont très recherchées par les apiculteurs et les apicultrices.

Contacts :
Groupement de Défense Sanitaire des Abeilles Val-de-Marne et Seine
94210 La Varenne-Saint-Hilaire
01 48 89 05 15


Société Centrale d’Apiculture
41 rue Pernety
75014 Paris
01 45 42 29 08

Si vous êtes témoins d’actes de maltraitance animale, qu’il s’agisse d’animaux domestiques ou sauvages, signalez-les au commissariat de l’arrondissement.
Un bon réflexe sur le moment est de réunir un maximum de preuves (photos, vidéos…) sans vous mettre en danger.
En cas de maltraitance régulière, vous pouvez également contacter le refuge ou l’association de protection animale le plus proche de chez vous.

Si vous découvrez un cadavre animal il est préférable, pour des raisons d’hygiène, de ne pas toucher la dépouille et de prévenir directement les agent·es de la Ville, qui se chargeront de la prise en charge du cadavre. Le signalement s’effectue via l’application DansMaRue sur votre smartphone ou bien depuis un ordinateur.

Si vous avez été mordu·e par un chien ou une chienne, il faut laver la plaie, la désinfecter et la panser avec des compresses stériles avant de vous rendre chez le médecin. Si la plaie est importante ou si votre vaccin contre le tétanos n’est pas à jour, rendez-vous sans plus attendre aux urgences. Si le chien n’a pas été vacciné contre la rage ou s’il s’agit d’un chien errant, dirigez-vous vers un centre antirabique pour vous faire vacciner.
Si vous êtes le ou la propriétaire de l’animal, la morsure doit être déclarée à la préfecture de police de Paris et vous devez obligatoirement présenter votre animal à un vétérinaire dans les 24 heures qui suivent la blessure. Trois visites au total seront réalisées chez le vétérinaire sur une période de 15 jours afin de s’assurer que l’animal n’est pas porteur de la rage, qu’il soit vacciné ou non. Le ou la propriétaire doit enfin soumettre l’animal à une évaluation comportementale durant la période de surveillance sanitaire afin de contrôler le niveau de dangerosité du chien et faire les recommandations adéquates.

Comme le stipule le code rural, la préfecture de police de Paris est garante du suivi des populations de chat·tes errants sur le territoire parisien. Elle est donc compétente pour l’organisation des campagnes d’identification et stérilisation de ces chat·tes, en collaboration ou non avec des associations locales. De son côté, la Ville de Paris soutient et accompagne les associations locales dans leurs activités de soins et nourrissage des chats libres. Un appel à projets à ce sujet est en cours, qui s’adresse aux associations qui œuvrent pour la protection des chats libres sur le territoire parisien, et qui ont jusqu’au 22 Juin pour postuler. https://www.paris.fr/pages/protection-des-chats-libres-a-paris-17549

Pour rappel, depuis le 6 janvier 1999, la loi apporte une protection aux chat·tes errant·tes en leur accordant le sta­tut de “chats libres”, à condition qu’ils/elles soient identifié·es, stérilisé·es et relâché·es sur leur territoire.

C’est pendant la piqûre que la tique risque de transmettre ses maladies. Il est indispensable de la retirer le plus tôt possible avec un tire-tique (disponible en pharmacie). Ne vous grattez pas, afin de ne pas l’écraser ni la casser ! Après une piqûre ou en cas de doute (apparition de rougeurs ou douleurs sur la zone de piqûre, fièvre, maux de tête ou tout autre symptôme inhabituel), consultez un professionnel de santé.
De manière générale, il est important de rester vigilant face à ce type d’insectes. La meilleure façon de prévenir les maladies portées par la tique est d'éviter la piqûre. Une inspection soigneuse du corps après les promenades ou activités en forêt permet de détecter et enlever les tiques avant qu'elles n'aient eu le temps de transmettre la maladie de Lyme. Si vous avez un animal, vérifiez régulièrement qu'il ne soit pas porteur de ce parasite. Pour en savoir plus sur les tiques, consultez le site de l’association France-Lyme.

Pour découvrir ou redécouvrir la faune sauvage de la Capitale, vous pouvez écouter la série de podcasts “Brèves de Nature sauvage”, réalisée par l’Agence d’Ecologie Urbaine. Raconté par des expertes de la nature en ville, cette série vous livre des instantanés de la vie de la faune parisienne.
https://www.paris.fr/pages/breve-de-nature-sauvage-a-paris-la-biodiversite-a-son-podcast-8049

Vous avez d’autres questions au sujet des animaux dans le 12e ? Adressez-la à [mairie12 puis paris.fr après le signe @]znvevr12@cnevf.se[mairie12 puis paris.fr après le signe @].

Consulter les autres articles du dossier spécial biodiversité du 12e

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